CR La Rochelle 2009

Publié le par Eric

 

Tout avait bien commencé avec une veille de course bien arrosée :

     -le traditionnel chauffe gambette couru sous des trombes d’eau suivi un peu plus tard par la rencontre AE autour d’une bonne bière ! Encore une fois un vrai plaisir de recroiser Fab**** et ses précieux conseils et de mettre un visage sur des pseudos et connaître un peu mieux Berurier et on the road again .

 

Ma préparation  s’étant passé sans encombre, les sensations étant bonnes, mon objectif avoué était de faire tomber mon record sur la distance de 3h30,40. J’étais encore plus motivé car c’était également ma dernière course dans cette catégorie et surtout mes 2 prochaines années seront consacrées à me préparer et me tester en vue du Grand raid de La Réunion  en octobre 2011.

J’avais aussi un lièvre de choix avec Mario, mon fidèle binôme depuis 3 ans qui était lui aussi prêt à passer cette barrière symbolique des 3h30.

 

Après une semaine tempétueuse, le temps se calme relativement en ce matinal dimanche de novembre. Pas de pluie à l’horizon, seul le vent et ses rafales sournoises nous rappelle à son bon souvenir régulièrement.

 

  -9h : Départ dans le 3eme sas ce qui permet de prendre rapidement un bon rythme de croisière (4mn57 dès le 2eme km). Arrêt pipi dans le 3eme kil (erreur de jeunesse au départ…) et on repart quelques secondes derrière le ballon des 3h30.On boucle les 5 premiers km en 26.28 (temps officiel) .

 

  -5 au 10 km :Allure régulière (et peu être un peu rapide !) Entre 4,40 et 4,53 mais les bonnes sensations sont là et l’ambiance aussi alors…. Je suis quand même étonné de ne pas revenir plus vite sur le ballon même si on grignote notre retard petit à petit.

Passage au 10 en 50.45. On est dans les clous !

 

  -10 au 15 km : Rapide salut à Fab**** que je vois au dernier moment et passage impressionnant  place de Verdun avec un monde fou qui me donne encore des frissons ! C’est donc tout euphorique que l’on continu notre petit bonhomme de chemin et on rejoint le ballon ainsi..que son troupeau !! Je ne me souvenais plus pourquoi je n’aimais pas trop suivre des meneurs d’allure, maintenant je me rappelle ! C’est un peu la foire d’empoigne ! Tout le monde veut être à coté et c’est la « bagarre » pour garder sa place. Zig-zag permanent, passage sur les trottoirs, énervement.Puisque nous l’avions rattrapé, nous aurions pu le dépasser me direz-vous ! Seulement le bougre tournait assez vite lui aussi (entre 4.43 et 4.50 au kil) et aller un peu plus vite aurais été un suicidaire sachant que nous étions déjà dans la fourchette haute que l’on s’était donné. Nous avons donc pris notre mal en patience et suivi nous aussi le troupeau J

Passage au 15 en 1h 15,16.

 

  -15 au semi : On attaque la partie de la boucle que j’apprécie le moins et encore plus cette année avec le vent. Pratiquement pas d’abris et une longue ligne droite plein vent. A ce moment, j’avoue que je suis content de pouvoir cacher mes 1m93 dans le groupe du ballon. De toute façon, il ne faibli pas l’allure le gaillard et l’on passe le semi en 1h45,05. Avec le retard sur la ligne, nous voilà avec un peu d’avance sur notre objectif.

 

  -21 au 25 km : Ca m’agace de plus en plus de devoir slalomer être sans arrêt attentif à ce qui m’entoure. Seulement pas facile de sortir du groupe car la course commence maintenant et les cuisses commencent à durcir. On décide de profiter du ravito pour tenter de s’échapper de la meute qui nous entoure, chose faite après un ravito digne d’un arrêt au stand d’un grand prix ! Nous voilà enfin un peu plus libre !!

Passage au 25 en 2h4,11

 

  -25 au 30 km :  Euphorie de courte durée puisque le ballon et son attelage ne veut pas nous laisser filer ainsi et il profite d’un léger fléchissement de notre part dans la cote qui suit le tunnel pour revenir à notre hauteur ! Jamais y ralenti un peu ce gars !!J

En plus maintenant on reprend pas mal de coureur et ça commence à jouer de plus en plus le yo-yo au niveau de l’allure et comme dirait Helmut : « Ca m’énerve !! ». D’autant plus que je commence à m’apercevoir que je pioche moi aussi pour suivre l’allure.

Passage au 30 en 2h29,12

 

  -30 au 35 km : Passage dans les parcs devant une foule digne du tour de France ! Ca booste même si je sens que mes forces s’amenuisent lentement mais sûrement. Va falloir aller le chercher ce chrono !!

Mario lui à l’air « facile » et dès le 32 eme je lui dis de ne pas m’attendre  au cas où et malgré ces contestations et encouragements je lâche définitivement Panurge et ses moutons …mais par l’arrière. Il reste 8 bornes et le passage délicat des Minimes et même si je fais encore un peut illusion sur le vieux port en suivant quelques centaines de mettre le ballon bleu, je lâche prise au ravito et prends tout mon temps pour me ravitailler. J’ai beau me dire qu’à 5 mn du kil c’est encore jouable, je n’arrive pas à avoir de pensées positives pour me booster un peu.

Passage au 35 en 2h54,55

 

  -du 35 à l’arrivée : Une nouvelle fois cette boucle du parcours sera un chemin de croix surtout qu’Eole nous envois ces plus belles rafales accompagnées de pluie en pleine face sur cette interminable ligne droite.

J’alterne course et marche en me donnant des repères avec les concurrents. Le chrono est devenu secondaire mais je me bats  quand même histoire de faire mieux que mes 3h35 de l’année passée.

Je marche tout le long du ravito du 40 . Un petit effort et je longerai le port et son arrivée magique si euphorique l’an dernier mais cette année mes forces m’abandonnent  totalement et je suis incapable de tenir un rythme correct malgré les innombrables encouragements. Passage devant les photographes officiels ( j’imagine le résultat !) Et je passe la ligne au ralenti, les pavés des derniers mètres auront eu raisons de mes dernières forces.

Je m’écroule sur une chaise ne pouvant  plus tenir debout, j’ai rarement eu une t’elle fringale !

La poche de friandise que l’on me tend est rapidement avalée et après avoir retrouvé et félicité Mario qui descend son record en 3h29 (il a lâché le ballon dans les 2 derniers km), je retrouve bizarrement rapidement des forces malgré le froid qui me tiraille ( j’aurai d’ailleurs les mains bicolores : rouges jusqu’au phalanges et blanches jusqu’aux extrémités avec plus de sensibilité au bout des doigts pendant une bonne

 heure) ce qui m’empêche de trouver le courage d’attendre les autres enduriens.

Temps officiel 3h34,35   Temps réel : 3h33,45

 

 

Petit coup de fil sympa de Fab pour prendre de mes nouvelles et me donner le résultat des copains et retour rapide à la maison. Les forces sont revenues et je ne suis même pas courbaturé, prêt à repartir !! Vraiment rageant ! Mais bon, c’est bon signe pour mes futurs objectifs J

 

 

 

 

 

 

Publié dans Compte-rendu de course

Commenter cet article

airv 30/12/2009 20:59


Tous mes voeux pour la nouvelle année, au plaisir de se croiser sur la route