Mardi 29 mai 2007
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15:59
Arrivée le samedi soir à Ambazac pour retrouver Alain et Valérie qui sont venu avec le club de la Snecma (que je remercie encore pour la
chambre !) ;Retrait des dossards, puis après un petit tour dans les divers stands, direction la pasta party. Là, pendant le repas, on nous montre le parcours qui à été filmé l’après
–midi même et première réalité même si on s’en doutait un peu : Ça va glisser dur, on frôle même par endroit les bains de boue façon thalasso. Et vu ce qui tombe encore pendant le repas …Un
vrai temps de bord de mer !! Pour une fois que je vais courir hors du département !!!
Dimanche 8h30 : Départ de la randonnée sous un soleil timide, mais fait vraiment pas chaud ! Faudra dire aux organisateurs de faire ça au printemps ou
en été !!!
Un petit quart d’heure après, le speaker appelle un collègue d’Alain : Sa femme qui faisait la rando vient de se casser la cheville et est transportée à
l’hôpital pour y être opérée. Dans le même temps, coup de fil de Valérie pour nous dire que c’est un vrai casse gueule avec de l’eau et de la boue partout ! Pour une fois que je n’avais
aucune pression, là, on commence sérieusement à moins rigoler !
Il reste 3 h avant le départ et deux questions à se poser : Comment s’habiller et comment gérer l’alimentation avec un départ à 12 h ? Pour l’habillement
se sera short et tee-shirt manche longue. (J’ai longtemps hésité à prendre un coupe-vent car le ciel se faisait de plus en plus menaçant, mais étant dans la forêt, ça devrai
protéger !!)
Pour l’alimentation, j’ai pris un petit dej copieux et je me suis préparé de l’eau avec du fructose. Rien de solide en plus.
En se rendant sur la ligne, on croise Valérie qui rentre de la rando qui nous rassure un peu en nous disant que c’est surtout humide sur le bas du
parcours.
12 h : Départ dans une course où je n’ai aucun repère, je verrai par rapport aux sensations !
- 5 km : 31mn05.Départ assez lent du fait qu’on ne peut
pas doubler. Tout le monde essaye d’éviter les plus grosses flaques durant les 3 premiers kils avant de se faire une raison et d’y aller franchement. Avec Alain on se perd rapidement de vue, pas
facile de rester grouper dans ces petits sentiers.
- 10 km : 27mn03.Juste après le ravito, première grosse
montée où je suis assez à l’aise. Je double pas mal de monde qui monte en marchant et ce n’est pas toujours facile de se frayer un chemin. Je termine la montée un peu dans le rouge et il me faut
un peu de temps pour faire redescendre les puls mais tout rentre dans l’ordre dans la descente où je m’aperçois que je ne suis pas au top par rapport à certains qui passent comme des
flèches et vu la largeur du chemin, c’est même limite dangereux !!
- 15 km : 27mn38. J’ai trouvé une bonne allure, même si je
ne termine pas les cotes en courant, cr c’est parfois impossible de doubler. En tout cas on traverse des coins magnifiques même si le temps n’est pas du tout de la partie car la pluie et le vent
sont arrivés histoire de nous rafraîchir un peu !!
- 20km : 31mn58 : Premières douleurs dans la descente
assez technique avec pas mal de cailloux : je ressens une gêne dans l’adducteur droit et un frottement au niveau de la voute plantaire avec la chaussure n’inspire rien de bon. La descente à
peine avalée on remonte un raidillon où je m’aperçois que je me mets une nouvelle fois dans le rouge pour terminer. Mais en récupérant sur le « plat » j’ai des sensations de manques de
forces. Je prends une barre énergétique et bois de plus en plus souvent de l’eau avec du fructose et aux ravitos se sera banane et raisins secs. Mais a ce moment là, je suis dans le même état que
si j’avais fait 30 bornes sur marathon !
- 25 km : 26mn44.De la descente sur pratiquement 5 bornes,
forcément, ça va plus vite. Et pourtant je me fais énormément doubler car par moment je n’ai plus la force de contrôler ma vitesse tellement les cuisses brûlent et mon adducteur tire de plus en
plus. Et puis il tombe maintenant des trombes d’eau et avec certains concurrents on se demande vraiment ce qu’on fout là ! Malgré ça, j’arrive par moment à lever les yeux du chemin pour
regarder certains paysages qui sont quand même magnifiques !!
- 30 km : 28mn42. Même si la moyenne est redevenue
normale, j’en chie vraiment ! Encore cette sensation de fringale après l’effort de la montée où j’alterne course et marche et puis les descente c’est Holiday on ice avec des glissades à
chaque fois que l’on pose le pied par terre, les chutes se multiplient avec de la boue jusqu’aux chevilles, avant de prendre un passage où là c’est carrément un ruisseau qui dévale le chemin
histoire, sûrement, de laver les chaussures !!
- 32 km : 13 mn. J’avais entendu parlé de marche pour
finir, mais pas du raidillon qui le précède ! Ce dernier effort va littéralement m’achever malgré les nombreux encouragements de courageux qui ont bravé le temps pourri. Je me fais carrément
déposer par les autres coureurs, je n’ai plus aucunes forces et je reprends une barre énergétique pour faire ces dernier 300 m pourtant en descente. Ce n’est pas la douleur qui me bloque comme ce
que j’ai déjà connu sur certain marathon mais vraiment le manque de forces ! Je passe la ligne en 3h06 un peu beaucoup à l’agonie et me jette sur les bananes en en mangeant 4 de suite.
J’erre 10 mn à chercher une tête connue mais je suis gelé malgré la couverture de survie et prends la direction du gymnase pour me réchauffer. J’y retrouve Valérie qui me dit que Alain est
encore sur le parcours, il a du faire demi-tour pour chercher la sécurité civile car un de ses collègues c’est tordu méchamment la cheville. Décidément !! Il terminera en 3h50 mais en ayant
fait tout le parcours en courant !! Il ne doit pas en avoir beaucoup d’autres !!
Petit bémol enfin dans l’organisation, au niveau des douces et du vestiaire, tout le gymnase était réservé pour mettre les sacs en consigne et il ne restait que
30m carré pour se changer, hommes femmes mélangés pour prendre des douches glacées !!!
Le retour en voiture fut un peu laborieux à cause de nombreuses crampes et ce matin au réveil j’ai l’adducteur et le tendon du genou droit qui me font pas mal
souffrir.