CR des gendarmes et voleurs

Publié le par Eric

Arrivée le samedi soir à Ambazac pour retrouver Alain et Valérie qui sont venu avec le club de la Snecma (que je remercie encore pour la chambre !) ;Retrait des dossards, puis après un petit tour dans les divers stands, direction la pasta party. Là, pendant le repas, on nous montre le parcours qui à été filmé l’après –midi même et première réalité même si on s’en doutait un peu : Ça va glisser dur, on frôle même par endroit les bains de boue façon thalasso. Et vu ce qui tombe encore pendant le repas …Un vrai temps de bord de mer !! Pour une fois que je vais courir hors du département !!!
Dimanche 8h30 : Départ de la randonnée sous un soleil timide, mais fait vraiment pas chaud ! Faudra dire aux organisateurs de faire ça au printemps ou en été !!!
Un petit quart d’heure après, le speaker appelle un collègue d’Alain : Sa femme qui faisait la rando vient de se casser la cheville et est transportée à l’hôpital pour y être opérée. Dans le même temps, coup de fil de Valérie pour nous dire que c’est un vrai casse gueule avec de l’eau et de la boue partout ! Pour une fois que je n’avais aucune pression, là, on commence sérieusement à moins rigoler !
Il reste 3 h avant le départ et deux questions à se poser : Comment s’habiller et comment gérer l’alimentation avec un départ à 12 h ? Pour l’habillement se sera short et tee-shirt manche longue. (J’ai longtemps hésité à prendre un coupe-vent car le ciel se faisait de plus en plus menaçant, mais étant dans la forêt, ça devrai protéger !!)
Pour l’alimentation, j’ai pris un petit dej copieux et je me suis préparé de l’eau avec du fructose. Rien de solide en plus.
En se rendant sur la ligne, on croise Valérie qui rentre de la rando qui nous rassure un peu en nous disant que c’est surtout humide sur le bas du parcours.
12 h : Départ dans une course où je n’ai aucun repère, je verrai par rapport aux sensations !
 
-         5 km : 31mn05.Départ assez lent du fait qu’on ne peut pas doubler. Tout le monde essaye d’éviter les plus grosses flaques durant les 3 premiers kils avant de se faire une raison et d’y aller franchement. Avec Alain on se perd rapidement de vue, pas facile de rester grouper dans ces petits sentiers.
-         10 km : 27mn03.Juste après le ravito, première grosse montée où je suis assez à l’aise. Je double pas mal de monde qui monte en marchant et ce n’est pas toujours facile de se frayer un chemin. Je termine la montée un peu dans le rouge et il me faut un peu de temps pour faire redescendre les puls mais tout rentre dans l’ordre dans la descente où je m’aperçois que je ne suis pas au top par rapport à certains qui passent comme des flèches et vu la largeur du chemin, c’est même limite dangereux !!
-         15 km : 27mn38. J’ai trouvé une bonne allure, même si je ne termine pas les cotes en courant, cr c’est parfois impossible de doubler. En tout cas on traverse des coins magnifiques même si le temps n’est pas du tout de la partie car la pluie et le vent sont arrivés histoire de nous rafraîchir un peu !!
-         20km : 31mn58 : Premières douleurs dans la descente assez technique avec pas mal de cailloux : je ressens une gêne dans l’adducteur droit et un frottement au niveau de la voute plantaire avec la chaussure n’inspire rien de bon. La descente à peine avalée on remonte un raidillon où je m’aperçois que je me mets une nouvelle fois dans le rouge pour terminer. Mais en récupérant sur le « plat » j’ai des sensations de manques de forces. Je prends une barre énergétique et bois de plus en plus souvent de l’eau avec du fructose et aux ravitos se sera banane et raisins secs. Mais a ce moment là, je suis dans le même état que si j’avais fait 30 bornes sur marathon !
-         25 km : 26mn44.De la descente sur pratiquement 5 bornes, forcément, ça va plus vite. Et pourtant je me fais énormément doubler car par moment je n’ai plus la force de contrôler ma vitesse tellement les cuisses brûlent et mon adducteur tire de plus en plus. Et puis il tombe maintenant des trombes d’eau et avec certains concurrents on se demande vraiment ce qu’on fout là ! Malgré ça, j’arrive par moment à lever les yeux du chemin pour regarder certains paysages qui sont quand même magnifiques !!
-         30 km : 28mn42. Même si la moyenne est redevenue normale, j’en chie vraiment ! Encore cette sensation de fringale après l’effort de la montée où j’alterne course et marche et puis les descente c’est Holiday on ice avec des glissades à chaque fois que l’on pose le pied par terre, les chutes se multiplient avec de la boue jusqu’aux chevilles, avant de prendre un passage où là c’est carrément un ruisseau qui dévale le chemin histoire, sûrement, de laver les chaussures !!
-         32 km : 13 mn. J’avais entendu parlé de marche pour finir, mais pas du raidillon qui le précède ! Ce dernier effort va littéralement m’achever malgré les nombreux encouragements de courageux qui ont bravé le temps pourri. Je me fais carrément déposer par les autres coureurs, je n’ai plus aucunes forces et je reprends une barre énergétique pour faire ces dernier 300 m pourtant en descente. Ce n’est pas la douleur qui me bloque comme ce que j’ai déjà connu sur certain marathon mais vraiment le manque de forces ! Je passe la ligne en 3h06 un peu beaucoup à l’agonie et me jette sur les bananes en en mangeant 4 de suite. J’erre 10 mn à chercher une tête connue mais je suis gelé malgré la couverture de survie et prends la direction du gymnase pour me réchauffer. J’y retrouve Valérie qui me dit que Alain est encore sur le parcours, il a du faire demi-tour pour chercher la sécurité civile car un de ses collègues c’est tordu méchamment la cheville. Décidément !! Il terminera en 3h50 mais en ayant fait tout le parcours en courant !! Il ne doit pas en avoir beaucoup d’autres !!
 
Petit bémol enfin dans l’organisation, au niveau des douces et du vestiaire, tout le gymnase était réservé pour mettre les sacs en consigne et il ne restait que 30m carré pour se changer, hommes femmes mélangés pour prendre des douches glacées !!!
Le retour en voiture fut un peu laborieux à cause de nombreuses crampes et ce matin au réveil j’ai l’adducteur et le tendon du genou droit qui me font pas mal souffrir.

Publié dans Compte-rendu de course

Commenter cet article

Roland Philippe 10/06/2007 19:43

Super ton CR ! un grand bravo pour être allé jusqu'au bout ! cette course a déjà la réputation de ne pas ^tre facile par temps sec mais là elle vient de rivaliser avec Paris-Roubaix (l'enfer des cyclistes). Je suis sûr que cette course tu vas la garder en tête pendant un bon bout de temps et que tu auras à cœur de te la refaire en gérant mieux ton alimentation d'avant course. Encore Bravo

Pour le vestiaire Arnbou est jalou pourtant elles étaient sympas nos masseuses à Chavagnes

Toutu 31/05/2007 19:15

Wow, je vois que tu as a bavé aussi.  Le manque de force, c'est exactement ce que j'ai vécu dimanche.  Mais je ne m'aurais pas vu avec encore 7 bornes à faire dans la boue, les pierres et les côtes.  Alors chapeau !!!Soignes-toi bien.

Sydoky 30/05/2007 23:06

Je te félicite d'avoir couru dans de telles conditions climatiques ! En fait un trail de cette distance ça équivaut un marathon, voire un marathon au parcours difficile non ??  A te lire je me dis que j'ai bien fait de choisir le petit trail du Bout du Monde !!!Bonne récup !

ederame 30/05/2007 22:05

Bravo, je pense que l'on a du se croiser  dimanche sur le parcours.A+ sur une autre course.Eric

Eric 30/05/2007 11:06

Merci à tous !!@ Arnbou : Je pense que tu as raison pour le manque de glycogènes car mon alimentation la dernière semaine (et les autres d'ailleurs) n'est vraiment pas un modèle du genre !!Et en ce qui concerne les douces,vu le bordel dans ce que j'appelle un vestiaire mais en fait il s'agissait d'une salle commune et on se serai cru plutôt dans un camp naturiste que dans un gymnase !!Personnellement ça ne me gêne pas , mais bon ...